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Les 15, 16, 22, 23 septembre, 1er et 7 octobre 2011 à 21h00
Au Théâtre Darius Milhaud
CONFESSIONS D’UNE SEDUCTRICE
DE ANCA VISDEI

Lettre de Jean Anouilh à Anca Visdei : la préface du roman
« Flash-Back :
En 1984 quand mon roman parut dans sa première édition chez Favre, j’envoyais le livre, lourd de ses 400 pages à Jean Anouilh.
Qui m’écrivit une très belle lettre, dont voici un extrait :
La mort du père, la clinique et la Suisse économe, la bibliothèque, l’accident de la rue, et le mouton devenu tigre, l’hôtel de Beaulieu, ce Noel fantomatique, Venise aussi et toute l’histoire du sculpteur sont des scènes extraordinaires.
Vive le Théâtre qui vous aurait obligée à faire court !
Je vous supplie d’écrire un livre de 250 pages condensées sans complaisance nombrilesque (c’est finalement la cavité la plus profonde du corps humain plus que le vagin et le rectum pour les fantaisistes…)
Et puis votre livre est de ceux que les belles dames du XVIIIe appelaient drôlement un livre « à lire de la main gauche ».
Et pour cet usage, il est beaucoup trop lourd…
Je vous embrasse et vous avez beaucoup de talent. Je suis épaté
Bien Amicalement.
Jean Anouilh »

LE SPECTACLE
« Dès la deuxième réédition de mon roman, sa théâtralité m’a semblé évidente. Je me suis mise à rêver d’une pièce, une vraie, pas seulement une adaptation et pas seulement un monologue.
Une séductrice n’existe que par rapport aux autres, en fonction d’eux, en harmonie ou en conflit.
C’était une confession, donc pas de voix au chapitre aux hommes séduits, si ce n’est par ce qu’Eva nous dit. Leur présence deviendra musique. De la sorte elle sera présente, perceptible instinctivement, épidermique. Les meilleurs pages de grands compositeurs, tous hommes, donneront la réplique à Eva. Un ilot enchanté, celui de la confession et de la musique, un noyau au centre de la scène où, proches mais toujours antagoniques, comédienne et pianiste, séductrice et maître de musique tisseront l’éternelle saga de la complémentarité de l’homme et de la femme.
Un spectacle chromatique : du noir du deuil et de la fausse résignation au blanc virginal et nuptial, avec un passage par le carmin de la passion.
J’ai rencontré Amélie Racoua.
Son physique à la fois enfantin et très sensuel dégageait une évidence : elle pouvait endosser les charmes et les doutes, enfourcher les aventures et mener les assauts de ma Séductrice.
Le sens de l’humour tempérait son côté grave, son désir d’incarner le personnage de Confessions… firent naître le mien de la diriger. »
Anca Visdei
LA PRESSE EN PARLE
« L'humour, la satire et le paradoxe qu'Anca Visdei manie avec autant de talent que d'originalité » Elle
« Un texte de passions, de mépris et d'humour. » Pierre Robert Leclercq. Le Monde
« Un livre courageux et intense, nerveux et passionné où la gravité côtoie le rire et l'émotion .
Le spectacle que nous offre aujourd'hui Anca Visdei nous parle de l'avant-crise, de ce temps béni où tout est encore à vivre, ou tout se construit ». Le Messager des Alpes :
« Eva, femme vivante, chaude, dynamique, curieuse, elle attire et fixe l'attention des hommes.
Elle se constitue Eva, elle se construit, elle tient entre ses mains, telle Pandore, dont elle est le modèle, tous les bonheurs et tous les malheurs possibles.
En lisant ce livre, on en vient à se demander si les hommes ne cherchent pas toujours et encore à réduire les femmes en les classant en épouses ou en maîtresses.
Et si cette lecture est si tonique c'est parce que Anca Visdei nous incite à détourner ce piège en nous donnant une grande confiance en nous. » La Tribune Jurassienne
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